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Déploiement massif de la police aux Pays-Bas pour éviter une seconde émeute anti-invasion 

Seule la présence massive d’unités de police anti-émeute – mobilisée à la lumière d’une émeute ayant éclaté dans un contexte similaire à Geldermalsen en décembre 2015 [ndt : voir ici ce qui s’y était passé], a évité lundi 11 janvier une seconde émeute aux Pays-Bas, là encore autour d’un projet de centre pour envahisseurs, cette fois dans le district d’Overvecht dans la ville d’Utrecht.

Une réunion, organisée par les autorités locales pour « discuter » de leurs plans pour établir un « centre de réception d’asile » dans un vieil immeuble à Overvecht, a été submergée par une foule de plus de 500 résidents hostiles

Si la présence policière a évité une émeute, il y a en néanmoins eu une série de petits combats physiques avec un groupe hétéroclite de soutiens de l’invasion – constitué de racailles communistes et de marocains déjà installés. Le groupe bien plus large de néerlandais avait pris le dessus dans ces heurts, auxquels l’intervention de la police a mis fin.

Néerlandais anti-invasion

Ce qui rend ces actions de protestation encore plus ironiques est que les locaux ont été poussé à l’action après avoir pendant des années voté pour certains des partis les plus gauchistes des Pays-Bas.

Overvecht possède une autorité locale dirigée par une coalition de plusieurs partis gauchistes. Nommément : les verts, les travaillistes, les libéraux-sociaux démocrates 66 (D66) ainsi qu’un parti socialiste ayant émergé d’un mouvement communiste maoïste au cours des années 1970.

Manifestation à Overvecht

Comme l’a rapporté la radio-télévision locale RTV Utrecht, la réunion s’est passée avec une atmosphère très tendue, les habitants furieux remplissant entièrement la salle – ainsi que la rue au dehors.

Seuls les voisins directs du centre d’invasion prévu ont obtenu un accès à l’intérieur du bâtiment, sur présentation d’une invitation et d’un document d’identité.

D’après RTV Utrecht, les « résidents ont exprimé leur déplaisir [sic] » à propos du projet.

« Il y aura des viols, des vols et des cambriolages » a déclaré une des personnes présentes dans la salle. « Ma fille ne pourra plus marcher dans la rue, et nous ne pouvons pas permettre que cela se produise ici. »

Quand un représentant de l’Agence Centrale pour la Réception des Chercheurs d’Asile a dit qu’un « hébergement pour réfugiés » ne cause aucune détérioration pour la sécurité du voisinage, sa déclaration a été accueillie par des huées, beaucoup criant « Menteurs, regardez à Cologne ! ».

Le journal Volkskrant a rapporté que d’autres résidents ont averti d’agressions sexuelles « comme cela s’est passé à Cologne » lors du nouvel an, et que ces évènements ont définitivement décidé la population locale contre l’établissement d’un centre d’asile dans la ville.

Une mère de 44 ans a été déclarée qu’elle et sa fille sont « maintenant effrayées des chercheurs d’asile à cause de ce qui s’est passé en Allemagne. »

La résistance au plan a rapidement cru après l’annonce de celui-ci vendredi dernier. Un groupe facebook, Zeg Nee tegen azc overvecht(« Dites non à Overvecht centre d’asile »), a rapidement cru à plus de 4.000 membres, et a été le principal organisateur derrière la foule hostile lors de la réunion.

Groupe facebook anti-invasion aux Pays-Bas (capture d'écran)

Après la réunion houleuse, meme les chefs locaux des partis gauchistes ont commencé à exprimer leurs doutes sur l’installation d’un centre pour envahisseurs à Overvecht, affirme un autre rapport de RTV Utrecht. Seul le comité du parti D66 s’est encore exprimé en faveur du centre, mais à la condition que la communauté locale ne soit pas forcée de payer partiellement pour celui-ci, comme dans le plan initial.

La conseillère membre du parti travailliste Bouchra Dibi – une non-blanche qui est venu coloniser les Pays-Bas il y a longtemps – a diffusé un communiqué après la réunion déclarant que son parti « trouve désormais imprudent d’héberger les réfugiés à Overvecht ».

Dans une déclaration sur le site de son parti, Dibi dit que « Overvecht est un quartier qui a du faire face à de nombreux problèmes différents, dont un haut taux de chômage chez les jeunes, la pauvreté et la pollution, qui toutes créent beaucoup de tension. En conséquence, nous pensons qu’il est imprudent de placer un hébergement d’urgence dans une zone qui est déjà au centre de beaucoup d’attention ».

Une autre réunion est prévue vers la fin du mois, et les opposants au centre d’envahisseurs seraient en train de préparer une autre manifestation importante pour cette réunion aussi.

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