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Amina Tyler et Jalel Brick, nouveaux symboles de la renaissance Amazigh de la Tunisie ? 

Parmi les rares patriotes tunisiens qui résistent stoïquement et avec un courage hors du commun  au  retour du néo-colonialisme arabo-musulman destructeur de l’identité tunisienne et négateur des libertés humaines, deux noms paraissent sortir du lot : Amina Tyler digne héritière de Dihya et Jalel Brick fier descendant d’Aksel le fer de lance de la lutte contre la conquête arabe.
 Intrépides et téméraires, armés de leur seul amour pour leur Tunisie millénaire et multiconfessionnelle, terre judéo-chrétienne par excellence, ils se battent  comme des lions de Nubie pour faire renaître de ses cendres l’origine Amazigh de leur peuple que l’occupant arabe a fait disparaître dans les rivières de sang de ses centaines de milliers de victimes Amazighs et le feu apocalyptique qui réduit le pays en champ de ruine et de désolation.                                                       .
Et comme le dit à juste titre Jalel Brick pour faire reverdir la terre tunisienne et lui redonner vie, il faut commencer  d’abord par la déssaliniser, la débarrasser de tout ce sel que les arabes ont répandu sur  son sol depuis que le pays est tombé sous leur joug, tuant  ainsi son biosystème.
Qui mieux que les deux trublions condamnés l’un à la prison et l’autre condamné à mort par une fatwa pouvaient incarner les symboles du refus à la néo-arabisation du pays à marche forcée qui porte en elle un nouveau virus létal pour la Tunisie ?  Assurément personne ou presque.
En effet  la force de leur résistance est cette  modestie et humilité  dont elle est empreinte et qui cadre le mieux à l’âme tunisienne contrairement à  d’autres figures de la résistance à la reconquête arabo-musulmane de la Tunisie qui pêchent par un ego surdimensionné et un esprit loufoque.
Nul doute qu’Amina qui du haut de ses 18 ans fait preuve d’un esprit guerrier  précoce et inconnu en Tunisie  depuis Dihya la juive et Jalel Brick  en fidèle héritier du prince Aksel, infatigable combattant pour les libertés depuis sa tendre enfance, pugnace, patriote invétéré, animé d’un esprit chevaleresque et héroïque insufflé par le sang Amazigh qui l’irrigue.
Dans un cas comme dans l’autre bong sang ne saurait mentir qu’ils sauront un jour ou l’autre rendre justice et  honneur à leurs aïeux traités comme des pestiférés par l’histoire écrite par l’occupant.
Mus par leur idéal de la vraie Renaissance de la Tunisie Amazigh, ils mènent tous les deux  chacun à sa manière un combat acharné et démystificateur  contre les nouveaux prédateurs du pays qui veulent lui imposer un modèle de société liberticide, moyenâgeux, nourri de moeurs barbares et inhumaines.
Un modèle qui est à des années-lumière de celui pour lequel se battent d’arrache-pied et au péril de leur vie.
Amina et Jalel qui rêvent d’une Tunisie plurielle, libre, juste, humaine, renouant avec son immense histoire, qui remonte à la nuit des temps.
Ils veulent tous les deux au péril de leur vie une Tunisie tunisienne héritière de ces femmes et hommes qui lui ont fait briller son étoile au firmament de l’humanité et qui faisait sa grandeur passée éteinte depuis l’invasion arabe.
Leur combat est identitaire et civilsationnel. Noble et désintéressé parce qu’il n’a pas de finalité politique en terme de pouvoir. Un combat légitime et humain, deux notions inconnues dans la culture des colonisateurs arabes.
Aucun d’entre eux ne cherche une gloriole personnelle et une rente à vie à l’image des nouveaux maîtres du pays et leurs collabos-opportunistes.
Par voie de conséquence, tout procès à leur égard est un acte antipatriotique et une insulte à la mémoire du pays.
Vit en eux la Tunisie tunisienne fille de Didon et de Dihya et non pas d’Aïcha et Mahomet. Une terre qui a donné à l’Eglise 3 papes et  Saint-Augustin n’appartient pas à l’occupant arabe.
La Tunisie n’a pas été enfantée ni par l’islam ni par les arabes et c’est ça aussi le vrai sens de lueur message et qu’ils s’efforcent de rappeler à leurs compatriotes frappés  d’amnésie collective et vouant un véritable mépris pour eux-mêmes.
Un peuple coupé de sa vraie histoire et de ses racines qui s’identifié à une histoire pourtant peu glorieuse de ses occupants ne peut pas se projeter dans l’avenir, il ne peut que vivre son passé au présent et le pire est que ce passé n’est pas le sien.
Amina Dihya et Aksel Jalel Brick sont parmi les rares personnes en Tunisie comme ailleurs à avoir compris que la vraie guerre pour  libérer  de l’obscurantisme arabo-musulman sera civilisationnelle ou elle ne le sera pas.
 Si  la Tunisie en est là aujourd’hui c’est à cause des troubles identitaires qui la secouent et qui risquent de l’ensevelir à tout jamais.
Aux  yeux de Jalel Brick  quand un peuple ne sait pas qui il est, ne peut pas savoir où il va. Un peuple coupé de ses racines ne peut  pas bâtir une société d’avenir dans laquelle il peut s’enraciner.
A son sens les tunisiens doivent se renouer avec leur histoire s’ils veulent bâtir une société forte et moderne sinon, ils vont tout droit dans les limbes de l’histoire. Le problème tunisien est avant tout identitaire. Soit les tunisiens renouent avec leurs racines, soit le Tchernobyl wahhabite.
On ne peut pas bâtir enfin la Nouvelle Maison Tunisie sur le sable du désert d’Arabie.
Un peuple de bâtisseurs comme le furent naguère les tunisiens ne peuvent faire des destructeurs les nouveaux architectes de leur édifice. Oubliant que ce sont ceux-là-mêmes qui avaient détruit leur pays.
Il n’y a pas de crime à dénoncer l’imposture arabe et ses effets dévastateurs sur la culture Amazigh, le crime est de se renier soi-même.
Un peuple qui s’auto-mutile  et met un voile sur ses vraies origines voile son âme et se condamne lui-même à se priver de l’ivresse de la liberté.
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